David Hey Ho

Mots, textes, interviews et vidéos

Le rituel du début d'année

Comme chaque début d'année (et comme un con, ce qui n'est pas incompatible), je cherche la rime riche qui marquera de son sceau les 365 jours à venir.

2019, l'année du bœuf !

Et pan, dans les dents les végans !

Ceux-là même qui me rétorqueront que prendre en exemple un sans couilles en dit long sur le courage de l'homme face à l'anéantissement progressif (la branche dure emploiera le mot "exponentiel") de la nature.

Et pan, dans les dents le David Hey Ho ! Comme un coup de nerf de bœuf dans l'envie d'une côte de même provenance.

Le bœuf peut tout aussi désigner une personne sur laquelle repose tout le travail, celle qui reçoit tous les dommages, avant qu'elle n'endosse un gilet jaune pour se muer en taureau fonçant sur tout ce qui envoie ses comptes bancaires dans le rouge.

Pour se tenir chaud sur les rond-points, lui sort sa guitare, l'autre l'harmonica, une troisième de sa plus belle voix entame une série de chansons qui font chaud au cœur. En langage d'artistes, ça s'appelle faire un bœuf.

Avoir un bœuf sur la langue (ne pas parler, avoir été payé pour ne rien dire), mettre la charrue avant les bœufs (commencer par où l'on aurait dû terminer), avoir un succès boeuf (avoir beaucoup de succès). A qui dédieriez-vous ces expressions ?

Qu'elle soit du bœuf, de l’œuf, on n'aura pas volé de la vivre pleinement et de la terminer. Et pour bien la commencer, je vous la souhaite formidable, avec des joies qui effaceront les peines, avec des rires qui illumineront le quotidien, avec un pré à l'herbe plus verte que celle d'à-côté, avec une solidarité qui vous unira comme le "e" dans l'"o", avec une formidable envie de vivre l'instant présent. Et une santé de boeuf (c'est important la santé !).

Bonne année, les amis !

PS : chez les chinois, c'est l'année du cochon. Désolé, les végans !


2018, l'année des... Chérie, il est où mon dictionnaire de rime ?

Les voeux, c'est chiant. Mais alors les voeux des relous...

Voeux du relou Vermot
"Bonne à nez !"

Voeux du relou 5 fruits et légumes/jour
"Bananier, pommes sautés !"

Voeux du relou hypocondriaque
"Et surtout, bonne santé, c'est important la santé !"

Voeux du relou cowboy
"Bonanza !"

Voeux du relou anglais pessimiste
"Bonne sans thé !"

Voeux du relou obsédé
"Bon anus, meilleurs noeuds ! "

Ceci dit, relou que je suis, je vous la souhaite belle et longue et, selon vos goûts, avec du poil autour ou comme un oeuf !

Une très belle année les copains, qu'on se marre, qu'on se poile (selon vos goûts, toujours), qu'on ne se prenne pas au sérieux, qu'en toute chose ont trouve la joie ou le courage de rire... Et la santé, c'est important la santé !


2017, l'année du reset

D'aucun, l'âme en berne, assèneront à grands coups de liste à paillettes que 2016 fut une année de merde où la camarde régna en despote. Y a-t-il eu plus de célèbres départs que les années précédentes ? Peut-être. Sans doute. Je ne sais pas. L'effet de masse se confond souvent avec l'effet de loupe.

Égoïstement, 2016 a été une bonne année pour moi. Déjà, j'y ai survécu. Sous vos applaudissements. Ma famille et mes proches se portent autant que la gravité le permet. Ce qui suffit à mon bonheur. 2016 a été pour moi l'année des dépucelages. Oui, j'ai 50 ans et je vous emmerde. Pour la première fois, j'ai découvert le Japon. Coup de foudre ! Aucune jalousie du côté de ma dulcinée puisque dans le même temps, elle me trompait avec la Corée du sud. En 2016, j'ai débuté une carrière prometteuse de Youtubeur/vidéaste avec mon fils. On s'est partagé le marché des viewers. Lui, beau gosse, attire la ménagère de moins de 50 ans. Moi, dinosaure barbu, j'attire la pitié des autres. Une équipe qui gagne, je vous dis. Autre nouveauté, celle d'entrer dans le demi-siècle qui me verra mourir. C'est la vie. D'ailleurs, si le nombre d'abonnés de Mission Japon s'envole de manière exponentielle jusqu'à l'inéluctable, peut-être aurai-je les honneurs des pages nécrologiques entre un rockeur et une star de télé-réalité. Les réseaux sociaux s'empareront de la nouvelle la transformant avec leur modération habituelle en génocide de la renommée. On y lira qu'il n'y a jamais eu autant de morts célèbres depuis 2016.

Recalibrons notre machine à voyager dans le cercueil pour revenir au premier jour de 2017, l'année où vivre sera notre plus belle aventure. Je vous souhaite les échecs qui forment les victoires. Je vous souhaite la réalisation de vos cauchemars les plus doux. Je vous souhaite un morne quotidien ponctué de vrais morceaux de bonheur, de délice, d'envie, de satiété, d'excès mais pas trop. Je vous souhaite une vraie vie heureuse, loin des contes de fées et des génies à trois vœux. Je vous souhaite d'un jour me rencontrer pour découvrir que dans le fond, je ne suis pas si cynique que ça. Je me souhaite d'un jour vous rencontrer en vrai pour vous découvrir et vous aimer.


2016, année de la rime balèze

Parce que décidément 2015 ne rimait à rien, chacun aura à cœur de se rattraper avec l'année nouvelle que je vous souhaite belle, prospère et turgescente. Mais, de grâce, ne succombait pas à la facilité triviale de la rime évidente et vulgaire. Ne soyons que pur esprit dégagé des contingences du corps. Défaisons-nous de nos turpitudes pour mieux communiquer avec la nature.

Tagada Tagada, voilà 2016 !
Tagada Tagada, voilà 2016 !
voilà 2016 !
Tagada Tagada, c'est l'année de la fraise.


2015, année sans rime

Depuis ce matin, les essais avortés pour trouver rime à 2015 sont légions. Facebook ne privilégiant que très rarement la rime riche, nous pouvons nous attendre à ce qu'en 2016 l'année de la baise remporte victoire face à l'année du diocèse. Par prospection rétrospective, il n'est pas illogique de penser que 2015 sera celle de la rencontre, des repas romantiques et des préliminaires.

L'est-y pas choucarde et prometteuse l'année que nous allons vivre ?